Pourquoi ils ont abandonné Excel : 5 Directeurs Qualité témoignent (Sames, Eiffage, Novares, JTEKT, Groupe SAB)

    Publié: 12 mars 2026

    Dans le paysage industriel actuel, l'Excel-dépendance est une réalité pour beaucoup, mais un frein pour ceux qui visent l'excellence opérationnelle. Si le tableur reste l'outil à tout faire par excellence, il atteint rapidement ses limites lorsqu'il s'agit de gérer la complexité, la traçabilité et la conformité exigées par les normes modernes (IATF 16949, EN 9145, ISO 9001).

    Silos d'information, erreurs de copier-coller, versions obsolètes qui circulent par email... Les "coûts cachés" d'Excel se mesurent en heures perdues et en risques de non-qualité. Pour comprendre le déclic qui pousse les industriels à franchir le pas de la digitalisation, nous avons donné la parole à ceux qui l'ont vécu.

    De l'automobile à l'énergie en passant par l'industrie générale, voici pourquoi 5 Directeurs et Responsables Qualité chez Sames, Eiffage, Novares, JTEKT et le Groupe SAB ont décidé de couper le cordon avec Excel pour adopter une solution dédiée comme Skill FMEA Pro.

    1. Sames : "Cibler l'innovation sans repartir de zéro"

    Pour Eric Jeanne, Responsable système QSE chez Sames (spécialiste de l'application de peintures et de produits à haute viscosité), la limite d'Excel se faisait sentir non pas tant dans l'analyse initiale, mais dans la gestion du cycle de vie du produit.

    Le problème majeur d'Excel réside dans son caractère statique. Une fois l'analyse de risques terminée et le produit lancé, le fichier finit souvent "mort" dans un dossier réseau. Pourtant, la vie du produit continue, avec ses modifications techniques et ses retours clients.

    « Notre logiciel d'AMDEC simplifie les mises à jour tout au long de la vie du produit, notamment lors de modifications liées aux non-conformités clients, ce qui est difficile à faire sur Excel. Grâce à la gestion des actions centralisée, cela nous permet d’avoir un suivi efficace sans passer par des échanges d'emails ou des rappels manuels. De plus, les AMDECs génériques, complexes à réaliser sur Excel, deviennent plus accessibles via un logiciel dédié. Cela réduit le nombre et la durée des réunions en se concentrant uniquement sur les nouveautés, ce qui permet de cibler l'innovation sans repartir de zéro. » — Eric Jeanne, Responsable système QSE, Sames

    L'analyse Skill Software


    Le témoignage de Sames met en lumière deux fonctionnalités clés impossibles à reproduire efficacement sur Excel :
    1. Le Workflow d'Action Centralisé : Fini les plans d'actions dispersés dans des fichiers séparés. Le logiciel permet de lier dynamiquement une action à une défaillance et de relancer automatiquement les pilotes.
    2. La Gestion des Génériques : La capacité de créer des "parents" (AMDEC de famille) qui transmettent automatiquement leur savoir aux "enfants" (AMDEC spécifiques) permet une capitalisation réelle du savoir-faire.

    👉 Pour aller plus loin : Découvrez la Success Story complète de Sames

    2. Eiffage Énergie Systèmes : "Capitaliser pour gagner du temps sur la maintenance"

    Dans le secteur de la maintenance et des projets industriels, chaque intervention doit être sécurisée et optimisée. Pour Laurent Morisset d'Eiffage Énergie Systèmes, l'enjeu était de structurer la connaissance pour ne pas réinventer la roue à chaque nouveau contrat ou projet.

    Excel favorise la création de doublons : chaque chef de projet a tendance à créer sa propre version de l'analyse, avec ses propres terminologies. Cela empêche l'entreprise de construire une base de connaissances cohérente et exploitable transversalement.

    « La création de sous-ensembles génériques qui capitalisent sur les analyses précédentes… Cela représente un gain de temps significatif. » — Laurent Morisset, Eiffage Énergie Systèmes.

    L'analyse Skill Software


    L'abandon d'Excel chez Eiffage illustre le besoin de Capitalisation (Knowledge Management). Avec un logiciel dédié comme Skill FMEA Pro, chaque analyse enrichit une base de données commune. Lorsqu'un nouveau projet démarre, les équipes peuvent "piocher" dans des briques standardisées et pré-validées. Cela transforme l'AMDEC d'une contrainte administrative en un véritable actif intellectuel pour l'entreprise, réduisant drastiquement le temps de préparation des dossiers techniques.

    👉  Lire le retour d'expérience : Success Story Eiffage : Gestion des risques et maintenance industrielle

    3. Novares : "Une exigence client devenue un levier de productivité"

    Pour les équipementiers automobiles de rang 1 comme Novares, la pression ne vient pas seulement de l'interne, mais des constructeurs (OEMs) et des normes comme l'IATF 16949. Excel n'offre plus les garanties de robustesse exigées par ces standards.

    Jean-François Chocquet, Core Engineering Manager, explique comment une contrainte externe s'est transformée en opportunité interne. L'utilisation d'Excel rendait la mise à jour des documents lourde et sujette à l'erreur humaine (copier-coller, décalage de lignes).

    « Les clients imposent souvent l'usage d'un logiciel d'AMDEC pour garantir une gestion rigoureuse des analyses et renforcer la fiabilité par rapport aux anciens fichiers Excel. [...] L'obligation de passer à ce type de logiciel nous a donc non seulement permis d'améliorer la qualité, mais a aussi favorisé une approche plus sérieuse et structurée des projets. Son interface, malgré la complexité du sujet, reste simple et ergonomique, ce qui facilite son utilisation par rapport à d'autres solutions concurrentes que nous avions jugées trop lourdes. » — Jean-François Chocquet, Core Engineering Manager, Novares

    L'analyse Skill Software


    Novares pointe ici du doigt la crédibilité face au client. Présenter une AMDEC sous Excel lors d'un audit, c'est prendre le risque de montrer des incohérences (ex: une cotation de risque modifiée dans l'AMDEC mais pas dans le Plan de Surveillance). Le passage au logiciel garantit l'intégrité des données : la structure est imposée, les liens sont verrouillés, et l'historique est infalsifiable. C'est un gage de confiance immédiat pour les auditeurs.

    👉 Découvrir le cas client : Novares : L'AMDEC, clé de la conformité et de la productivité

    4. JTEKT : "Diviser par deux le temps de rédaction"


    L'argument le plus souvent opposé à l'abandon d'Excel est le coût de la licence logicielle. Pourtant, Karine Ponsot, Assistance Méthodes chez JTEKT (systèmes de direction automobile), démontre que le retour sur investissement (ROI) se fait par un gain de temps massif.

    Gérer la complexité des normes AIAG-VDA sur des tableurs demande une gymnastique intellectuelle et administrative épuisante. Le temps passé à la mise en forme et à la vérification des liens entre les onglets est du temps perdu pour l'analyse technique réelle.

    « L'utilisation d'un logiciel d'AMDEC a considérablement réduit le temps de rédaction des analyses. Là où auparavant une AMDEC pouvait prendre 20 heures, elle ne prend plus que 10 heures, grâce à l'intégration des actions et à la centralisation des données dans un seul outil. Le logiciel facilite également la gestion des actions qui peuvent concerner plusieurs défaillances. » — Karine Ponsot, Assistance Méthodes, JTEKT

    L'analyse Skill Software


    50% de gain de productivité. C'est le chiffre à retenir. Ce gain s'explique par l'automatisation des tâches à faible valeur ajoutée :

    - Mise en page automatique.
    - Propagation des modifications (changer un nom de processus met à jour toutes les analyses liées).
    - Génération automatique des livrables (Plan de surveillance, Flowchart). Si l'on multiplie ce gain par le nombre d'ingénieurs et le nombre de projets par an, le coût du logiciel est amorti en quelques mois.

    👉 L'analyse détaillée : Success Story JTEKT : Réduire les délais de gestion des risques

    5. Groupe SAB : "Garantir la cohérence Plan de Surveillance / AMDEC"

    Le cauchemar de tout qualiticien est de se retrouver en audit avec un Plan de Surveillance qui ne correspond pas à l'AMDEC Processus. Avec Excel, c'est quasi inévitable : ce sont deux fichiers distincts (ou deux onglets) qu'il faut penser à mettre à jour manuellement et simultanément.

    Pour Sandra Nesme, Technicienne Qualité au Groupe SAB, c'était le point de rupture. La non-qualité documentaire générait un risque de non-conformité majeure.

    « Nous avons abandonné Excel pour un logiciel d'AMDEC car les données étaient trop peu souvent à jour ni cohérentes entre les documents. L'intégration de l'AMDEC dès le début des projets et l'homogénéisation des informations entre le plan de surveillance et l'AMDEC ont vu leur efficacité saluée lors d'un audit IATF. » — Sandra Nesme, Groupe SAB

    L'analyse Skill Software


    C'est le concept de Continuité Numérique (Digital Thread). Dans Skill FMEA Pro, l'AMDEC et le Plan de Surveillance ne sont pas deux documents, mais deux "vues" de la même base de données. Si vous modifiez une caractéristique critique dans l'AMDEC, elle se met à jour dans le Plan de Surveillance. Cette synchronisation native élimine mécaniquement le risque d'incohérence, transformant l'épreuve de l'audit en simple formalité.

    👉 Lire le témoignage : Groupe SAB : Transformer la gestion des risques

    Pourquoi Excel ne suffit plus : La synthèse

    À travers ces 5 témoignages, une tendance claire se dessine. L'abandon d'Excel n'est pas une question de "tendance technologique", mais une réponse pragmatique à trois douleurs opérationnelles majeures :

     1. La perte de temps (Productivité) 


    Comme le montre JTEKT, Excel est chronophage. Ressaisir les données du Flowchart vers l'AMDEC, puis vers le Plan de Surveillance, puis vers les Fiches de poste est un gaspillage (Muda) que l'industrie ne peut plus se permettre.

    - La réponse logicielle : La donnée est saisie une seule fois et propagée partout.

     2. Le risque d'erreur (Fiabilité) 


    Le chiffre est alarmant : 73% des erreurs dans les AMDEC seraient dues à l'utilisation de tableurs (erreurs de formules, lignes décalées, versions écrasées).

    - La réponse logicielle : Une base de données structurée qui verrouille la méthode et garantit l'intégrité des calculs de criticité.

     3. L'absence de mémoire (Capitalisation) 


    Comme souligné par Eiffage et Sames, Excel crée des cimetières de données. Le savoir acquis sur un projet n'est pas réutilisable facilement pour le suivant.

    - La réponse logicielle : Les bibliothèques de connaissances et les AMDEC génériques transforment l'expérience individuelle en intelligence collective.

    Prêt à calculer votre propre ROI ?

    Ces directeurs qualité ont franchi le pas et ne reviendraient pour rien au monde en arrière. Vous hésitez encore à cause du budget ?

    Nous avons conçu un guide complet pour vous aider à chiffrer le coût de vos pratiques actuelles sur Excel et à construire un argumentaire béton pour votre direction.

    Téléchargez notre Livre Blanc : Quitter Excel pour l'AMDEC : Le Guide Pratique pour convaincre sa direction et réussir sa transition


    Dans ce guide, vous trouverez :

    - La méthode de calcul du ROI
    - Des comparatifs détaillés Excel vs Logiciel
    - Les arguments clés pour débloquer votre budget 2026

    Ne laissez plus un tableur limiter votre performance qualité.

    Ces articles pourraient aussi vous intéresser :

    - Au-delà d'Excel : Le Calcul du ROI d'un Logiciel AMDEC Dédié

    - 5 avantages majeurs d'un logiciel AMDEC par rapport à Excel